Nozomi Aoki : le maestro des animes cultes s'éteint
On apprend la disparition à 94 ans du compositeur des dessins animés de notre enfance.

Sur La Cinq, on se prenait Hokuto no Ken en pleine figure avant même de savoir prononcer le nom de Nozomi Aoki. Pourtant, derrière chaque coup de poing qui faisait exploser un méchant, il y avait sa musique. Apprendre sa disparition à 94 ans, c’est comme découvrir qu’on a changé la bande-son de notre mémoire télé sans nous prévenir.
Nozomi Aoki, c’est ce compositeur discret qui a pourtant tenu la barre de plusieurs vaisseaux amiraux de l’animation japonaise. Hokuto no Ken, bien sûr, arrivé chez nous par le prisme TF1 et La Cinq, mais aussi Galaxy Express 999, ce train spatial dans l'univers d'Albator. Sa patte, c’était ce mélange de mélodies très écrites et de thèmes immédiatement identifiables, capables de passer du tragique cosmique au cabotinage d’un épisode comique sans perdre une once de cohérence.
On l’oublie souvent, mais un générique marquant tient autant à la ligne mélodique qu’au son d’époque. Aoki savait jouer avec ça. Sur Galaxy Express 999, il posait une mélancolie presque européenne sur des images de SF japonaise, comme si Morricone s’était perdu dans un manga de Matsumoto. Sur Hokuto no Ken, il donnait une ampleur quasi opératique à un récit de baston post-apo que TF1 présentait comme un simple dessin animé musclé.
Parmi ses créations, on peut aussi citer le film d'animation Harmagedon, The Galaxy Railways (Ginga Tetsudō Monogatari) sortie en 2003 et qu'on n'a pas encore en base sur le site, tiens. On peut citer aussi Vas-y Julie ! ou Patalliro!