AU HASARD
Il était une fois… l'Espace
AnimationScience-fiction

Il était une fois… l'Espace

1982
26 épisodes
Il était une fois… l'Espace
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Générique original

L'histoire

Plongez au cœur d’un futur où l’humanité a pris son envol parmi les étoiles : Oméga, Confédération interstellaire, vaisseaux aux noms poétiques et constellations peuplées d’âmes singulières. Là-bas, Pierrot, Psi et le facétieux robot Métro partent en patrouille, affrontent complots militaires, révoltes mécaniques et menaces venues d’une planète nommée Yama. Inoubliable pour sa mélodie et sa plastique, la série mêle aventures planétaires et grandes questions — technologie et éthique, écologie, mythes transposés dans l’espace — le tout porté par la voix râleuse de Maestro et une partition somptueuse. On rit, on frissonne, on réfléchit : il s’agit d’un véritable spectacle intergénérationnel, à la fois jeunesse et grand spectacle spatial, qui a marqué toute une génération.

Arrivée en France

Arrivée en France à l’automne 1982, la série fit son entrée dans les foyers via FR3 à l’automne — une programmation qui étonna par son ambition visuelle et musicale. À une époque où la télé jeunesse oscillait entre divertissement pur et émissions éducatives, Il était une fois… l'Espace se posa en outsider raffiné : moins didactique que les autres volets de la franchise, plus dramatique, plus « space-opera européen ». Diffusée au moment où la concurrence entre chaînes se faisait vive, la série trouva néanmoins son public fidèle et multipays : elle avait été coproduite avec des diffuseurs comme la Radio‑Canada et la RAI, et circula largement en Europe et au-delà. Pour beaucoup, les samedis ou dimanches de 1982‑83 restent associés à ce générique orchestral et à ces images d’un vaisseau traversant le Système solaire.

Le Saviez-vous ?

- Michel Legrand a signé la partition : un orchestre symphonique, du jazz, des touches électroniques — une bande‑son qui a élevé la série au rang de culte musical. - Le générique français est chanté par Jean‑Pierre Savelli ; une version alternative interprétée par Virginia Vee a servi pour le montage cinéma « La Revanche des Humanoïdes ». - Les six derniers épisodes ont été montés et sortis au cinéma en 1983 sous le titre La Revanche des Humanoïdes. - L’animation fut réalisée au Japon par le studio Eiken : d’où la diffusion au Japon (sous le titre Galaxy Patrol PJ) et l’étiquette d’« anime » pour certaines éditions. - Roger Carel double plusieurs personnages iconiques (Maestro, le colonel Pierre, Métro, le Nabot) — un festival de voix pour la VF. - Psi (Mercedes) est pensée comme une héroïne « paritaire » et a une origine brésilienne revendiquée dans la création, assez progressiste pour l’époque. - Métro, l’androïde « à cerveau positronique », est littéralement le pendant mécanique de Maestro — idée de création qui donne naissance à de beaux dialogues savoureux entre homme et machine. - La série a donné lieu à des produits dérivés (figurines, jouets) et à des coffrets VHS/DVD, entretenants la nostalgie des fans. - Une version restaurée a bénéficié d’une ressortie en salles et de projections récentes, rappelant l’impact durable du projet. - Les décors et le design de vaisseaux portent la patte de Manchu (Philippe Bouchet), dont le style réaliste a beaucoup contribué à l’identité visuelle.